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La Commune de Paris : quand athées, croyants et laïques ont gouverné ensemble
1. Un soulèvement populaire, mais pas antireligieux par nature
La Commune de Paris dure 72 jours, du 18 mars au 28 mai 1871.
Elle naît dans le chaos : défaite de la France contre la Prusse, crise économique, injustice sociale.
La Commune est souvent caricaturée comme anti-religieuse ou nihiliste.
Mais en réalité, c’est un gouvernement révolutionnaire pluraliste, composé de :
athées militants (libres penseurs, socialistes, anarchistes),
chrétiens progressistes, proches du peuple,
juifs engagés pour la République,
des laïques qui veulent séparer l’Église de l’État — sans interdire la foi.
2. Des décisions fortes… mais pas hostiles à la foi personnelle
Le 2 avril 1871, la Commune décrète :
“L’Église est séparée de l’État.”
“Les biens de l’Église deviennent propriété nationale.”
Cela signifie :
suppression du clergé payé par l’État,
fin de l’enseignement religieux dans les écoles publiques.
Mais :
aucune église n’est fermée de force,
aucun culte n’est interdit,
aucun croyant n’est poursuivi pour ses convictions personnelles.
Le but est l’autonomie des consciences, pas l’éradication de la foi.
3. Une coalition hétéroclite : croyants et athées côte à côte
Élie Reclus – ethnologue, libre penseur, protestant non pratiquant
Défend la laïcité comme moyen de paix religieuse.
Jean-Baptiste Clément – chansonnier et communard, anticlérical
Protège les prêtres non réactionnaires dans les quartiers populaires.
Nathan Salomon, Léon Frankel – communards juifs
Participent aux débats sans jamais renier leur identité religieuse.
Il y a des prêtres restés à Paris, soignant les blessés, accueillis avec respect par les communards.
4. Des croyants eux-mêmes en faveur de la séparation
Certains chrétiens de terrain soutiennent la Commune, comme :
des prêtres ouvriers, proches des cercles socialistes,
des catholiques sociaux favorables à une réforme sociale de l’Église.
Ils voient dans la séparation non une attaque contre la foi, mais une libération du message chrétien de la main des élites conservatrices.
5. Des tensions ? Oui. Mais limitées et humaines
Il y a eu des tensions :
des arrestations de prêtres hostiles à la Commune,
l’exécution tragique de l’archevêque Darboy, sur décision militaire, et non théologique.
Mais dans l’ensemble, les mesures religieuses de la Commune :
ne sont pas dirigées contre la foi,
mais contre l’institution catholique perçue comme complice de l’ordre social inégal.
6. Ce qu’en disent les historiens contemporains
Kristin Ross (L’Imaginaire de la Commune) :
“La Commune n’a pas opposé athées et croyants, mais le peuple aux privilèges ecclésiastiques.”
Jean-François Chanet :
“Ce fut une laïcité de rupture, mais pas de persécution.”
Michel Winock :
“La laïcité de la Commune est la plus proche de ce que sera la loi de 1905.”
Conclusion : foi et liberté côte à côte
La Commune de Paris montre qu’on peut :
être athée sans haïr la foi,
être croyant sans vouloir imposer Dieu à la loi,
et surtout, cohabiter politiquement dans un même combat pour la dignité.
Ce n’était pas un régime antireligieux.
C’était un laboratoire de coexistence politique où Dieu n’avait ni siège, ni ennemi.
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